Photobio ?

Manifeste

v1.2

Qu’est-ce qu’une photobio ?

Simplement parce qu’on oublie qu’une simple lumière peut devenir une vrai peinture. une Photobio nous rappelle qu’une belle photographie est simplement ce qui a été photographié. Sans artifices, sans montage.
La curiosité nous amène à saisir des instants ou tout semble se construire parfaitement, et parfois, le photographe à la chance ou simplement la technique pour que cela devienne une « photographie », un objet d’art, une image qui nourri l’oeil et que l’on a envie d’exposer.

Une photo labellisée « photobio » est donc une de ces photo. On pourrait dire qu’elles sont « purs », faites sur le terrain elles sont « magiques » pour le photographe.
Et en aucun cas,  elle n’excluent les autre formes d’expression.

Pourquoi ?

Simplement parce qu’actuellement lorsque l’on réussit une photographie avec des couleurs surprenantes, une lumière, un cadrage ou un sujet fort, la première réaction c’est : « Ah, c’est vraiment beau, vous l’avez fait avec Photoshop ?« .

L’homme à toujours cherché le pouvoir sur les éléments et la nature, maintenant, dans notre monde technologique, c’est le pouvoir sur l’image elle même qu’il cherche à contrôler. Au résultat la moindre image est mis en doute… Le photographe, comme ceux qui témoignent de notre monde, doivent en permanence se justifier de la réalité.

Une photobio, rappelle cette la réalité.

Est-ce mal de retoucher une image ?

Mais non. Simplement l’oeuvre composée doit le laisse comprendre, elle affirmer son choix. Ne pas laisser croire, affirmer.

Créer une nouvelle image, la recomposer, l’inventer existe depuis les débuts de la photographie et en elle n’en a pas moins de valeur, c’est une autre vision, cela à été dans un autre domaine tout le travail des peintres et des différents mouvements de peinture.

Il y a parfois des photos tellement émouvantes ou surprenantes qu’il est bon de rappeler que la lumière, ou son absence, qu’un sujet ou son absence, créent une scénographie du monde, que le photographe à parfois la chance de la saisir tel quel. Il a alors envie de dire « c’était comme cela, superbe, non ? » et il a envie qu’on le croie.

Mais pourquoi est-ce vraiment si important ?

Ne serais-ce que par devoir envers les photographes reporters. Pour rappeler que les reportages qu’ils ramènent représentent la vie, sans artifices, qu’elle est inaliénable. Qu’une image aussi belle ou terrible, qu’elle quelle soit, est la trace de cette réalité. Et que nous avons tous le devoir de protéger l’intégrité de l’information.

Mais alors pas de retouche du tout ?

On ne va pas ici rentrer dans la technique, les photos sont toujours ajustées : contraste, luminosité, point blanc, point noir, ou pour répondre aux exigences techniques d’un tirage ou d’une impression. Ceratines zones de l’images sont parfois retravaillées pour compenser les limite technique des appareils. C’est l’oeil et le savoir du tireur qui va révéler la richesse d’un cliché pour être au plus juste de sa réalité et il y a forcement une interprétation.

Techniquement en numérique on peut dire que des logiciels tels que ligthroom sont très proches des outils de corrections d’un simple tirage argentique.

Une « photobio » est donc là pour nous rappeler qu’une photographie peut nous interpeller simplement par ce qu’elle représente, que la seule chose importante est la fraction de seconde du déclenchement de l’appareil. c’est tout.

Elle peut être belle ou dérangeante, elle n’a pas été trafiquée et c’est ce qui fait toute sa valeur.

  • « Bio » Une photo pure, le fichier raw est là pour le prouver, elle à été préparée pour le tirage.
  •  « 1/2″  Bio. Une image nettoyée, éléments enlevés ou déplacés, corrections importantes, qui en font une autre image
  • « Pas trop bio du tout » Une image réinventée, recomposée, montage, à partir de plusieurs images, de calques…etc

Dominique Martigne Fine Art photography